
La Fondation Sonatrach Tassili est née de la rencontre d'une grande compagnie pétrolière aux valeurs humanistes et environnementales et du Tassili, classé patrimoine universel.
La
Fondation Sonatrach Tassili est régie par la loi du 4 décembre
1990 relative aux associations.
1- MISSIONS ET DOMAINES D'INTERVENTION
La Fondation Sonatrach Tassili s'assigne pour tâches la protection de
la nature en termes de survie, la lutte contre la pollution multiforme, la préservation
de la faune et de la flore ainsi que la préservation des patrimoines
culturels matériels et immatériels.
La Fondation Sonatrach Tassili intervient sur l'ensemble du territoire national,
dans les vastes régions sahariennes et d'une manière particulière,
dans les régions de l'extrême Sud, dans les régions du Tassili.
Sonatrach s'honore de lier son nom, à travers sa Fondation,
au Tassili qui renferme un patrimoine culturel, par ses gravures et peintures
rupestres et, naturel, par ses richesses en faune et en flore. Le Tassili constitue
l'axe d'effort principal de la Fondation Sonatrach Tassili.
2- STRATEGIE DE LA FONDATION
SONATRACH TASSILI
La stratégie de le Fondation Sonatrach Tassili s'inscrit dans le cadre
d'actions qui prolongent les efforts déjà engagés par Sonatrach
sur l'ensemble du territoire national dans une perspective de développement
durable, de protection et de préservations des patrimoines naturels et
culturels, ainsi que de l'amélioration des conditions de vie des populations
démunies et / ou isolées.
Pour l'immédiat, la stratégie de la Fondation Sonatrach Tassili
est orientée en priorité vers la préservation et le développement
des régions du Tassili.
Toutes les actions de la Fondation sont menées sur la base de projets construits sur l'interdépendance des approches environnementale, patrimoniale et socio-économique.
L'approche environnementale:
A travers l'approche environnementale, chaque projet intègre le principe
de développement durable dans le cadre:
· de la protection de l'environnement ;
· de la préservation des ressources naturelles ;
· de la préservation de la biodiversité des espèces
végétales et animales existantes et de la réintroduction
éventuelle de celles disparues ;
· de la valorisation des espèces végétales et animales
;
· de l'éducation et de la sensibilisation à la protection
de l'environnement, de tous les acteurs, particulièrement les jeunes
générations, évoluant au sein de ces écosystèmes
sahariens fragiles ;
· de l'encouragement à l'application des résultats de la
recherche scientifique pouvant avoir un impact positif sur la protection de
l'environnement et la préservation de la biodiversité des espèces
végétales et animales.
L’approche patrimoniale :
A travers l'approche patrimoniale, chaque projet vise :
· La sauvegarde, la .réhabilitation, l'aménagement et la
mise en valeur du patrimoine culturel matériel ;
· le développement des capacités de protection et la mise
en places des conditions de sécurité afin d'éviter les
dégradations et les dilapidations du patrimoine culturel ;
· la sauvegarde, l'étude et la transmission aux générations
futures du patrimoine culturel immatériel ;
· la promotion et la connaissance des produits locaux (artisanat ; chansons
et musiques traditionnelles, etc .... ) ;
· L'encouragement à l'application des résultats de la recherche
scientifique pouvant avoir un impact positif sur la protection du patrimoine
culturel matériel.
L’approche socio-économique
:
A travers l'approche socio?économique, chaque projet vise :
· la formation des jeunes filles et garçons, à partir d'un
apprentissage dispensé par Ies maîtres artisans détenteurs
d'un savoir-faire ancestral et ce, dans tous les domaines ;
· l'implication des populations locales en soutenant la formation pluridisciplinaire
des jeunes (hommes et femmes) dans les métiers et activités qui
permettent la consolidation, directe ou indirecte, de l'activité touristique
en tant que principale activité économique de la région
; à réunir toutes les conditions nécessaires de manière
à mettre en place par divers mécanismes, les conditions qui permettront
c faire prendre conscience aux populations locale que le développement
économique ne peut , faire sans le respect et la préservation
du patrimoine naturel et culturel de la région, sans lequel le tourisme
international qui caractérise la région, ne peut être développé
;
· des retombées positives sur le développement économique
local et l'augmentation du niveau de vie des populations ;
· L'encouragement à l'application des résultats de la recherche
scientifique pouvant avoir un impact positif sur le développement et
l'utilisation des énergies renouvelables, ainsi que l'économie
d'énergie en général, inscrit dans une perspective d'amélioration
des conditions de vie des populations démuni( et/ou isolées, d'une
part, et d'autre part, de préservation des ressources naturelles et de
patrimoine culturel.
3- ORGANISATION ET COMPOSITION
Le fonctionnement de la Fondation est assuré par :
• un organe délibérant, l'Assemblée Générale
;
• un organe de direction, le Bureau.
La Fondation se compose de :
• membres fondateurs.
• membres adhérents.
• membres associés (personnes physiques et morales).
• membre d'honneur.
4- LES RESSOURCES FINANCIERES
La Fondation Sonatrach Tassili a été crée par Sonatrach
pour être un vecteur de communication. Chaque année Sonatrach alloue
donc à sa Fondation, un budget sur la base d'un plan d'actions. Le budget
de la Fondation est constitué, en plus des cotisations de ses membres
et de l'enveloppe financière allouée par Sonatrach, de cotisations
des membres adhérents constitués de personnes morales. Ces dernières
se distinguent par leur degré de participation financières annuelle.
Elles sont classées en :
• Membres associés OR ;
• Membres associés Argent ;
• Membres associés Bronze ;
• Membres associés.
La Fondation peut avoir des revenues liés à ces activités, elle peut recevoir des dons et legs, des subventions, des aides et contributions et toutes autres ressources, conformément à la réglementation en vigueur.


Le Parc national du Tassili est situé au Sahara central
à l'extrême sud-est de l'Algérie, à environ 2 000
km des côtes méditerranéennes. Il compte parmi les parcs
les plus vastes au monde avec sa superficie de plus de 80 000 km².
Il est limité à l'est par la frontière libyenne, au sud
par celle du Niger, à l'ouest par les ergs périphériques
Admet et Tihodaïne, au nord par les ergs Issaouene N'Tifernine et Ighargharen.
L'altitude du plateau du Tassili varie de 500 m à 2 200 m, sa limite
méridionale est caractérisée par une falaise abrupte qui
constitue une véritable forteresse que seuls quelques cols permettent
de franchir. L'Office du Parc national du Tassili, organe public
de gestion, a été créé par décret présidentiel
en 1972.
En 1982, le Parc national du Tassili a été classé patrimoine
mondial de l'humanité par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation,
la science et la culture (Unesco). En 1986, le Parc national du Tassili est
admis dans le réseau du MAB (Man and Biosphere) en qualité de
Réserve de l'homme et de la biosphère.
MILIEU PHYSIQUE
Géologie : le toponyme Tassili, en tamaheq, signifie
un plateau élevé. C'est un relief d'aspect uniforme dont l'altitude
moyenne est de 1 500 m avec des falaises de 200 à 300 m de hauteur. Sa
morphologie est liée à la nature des formations géologiques
qui le composent.
Le socle est constitué de granit d'âge précambrien (plus
de 600 millions d'années), au-dessus sont déposés deux
assises de grès (et parfois d'argile) formé dans un milieu fluvial
et marin (de 600 à 390 millions d'années). Le Tassili a connu
une importante activité volcanique qui a surélevé la région
de l'Adrar de plusieurs centaines de mètres et dont les appareils éruptifs
couvrent une superficie de plus de 50 km de rayon.
ENVIRONNEMENT NATUREL
1. Flore : Les changements climatiques, marqués essentiellement
par des périodes de grande aridité, ont eu pour conséquence
la régression des espèces d'origine méditerranéenne
comme le cyprès, le myrte et les acacias, le maerua et balanites. Le
Tassili a connu une importante activité volcanique qui a surélevé
la région d'Adrar de plusieurs centaines de mètres et dont les
appareils éruptifs couvrent une superficie de plus de 50 km de rayon.
Dans le nouveau biotope à tendance désertique, il s'est développé
une végétation typique, dite xénophile, cantonnée
au niveau des lits d'oueds et de zones d'épandages. Celle-ci a su créer
d'ingénieux mécanismes d'adaptation morphologiques et physiologiques
face à un milieu hostile.
2. FAUNE : La faune du Tassili est adaptée à
l'hostilité du milieu désertique. C'est la mobilité qui
lui a permis d'échapper aux agressions du climat. Les mammifères
sont présents : le mouflon à manchette se maintient dans les régions
les plus escarpées, l'antilope a, en revanche, disparu par le fait de
l'homme. Bien que menacées, les gazelles sont nombreuses dans les grands
oueds et regs du Tassili N'Azdjer. Le daman de rocher est plutôt localisé
dans les secteurs, en bordures d'oueds. Les reptiles, plus nombreux, sont représentés
notamment par le fouette-queue, le varan, les agames et les vipères.
Quelques espèces de poissons et de batraciens, telles que tilapia, barbeaux
et crapauds, survivent encore dans certaines gueltas permanentes.
PRÉHISTOIRE
1. Paléolithique : C'est dans les conditions d'humidité
particulières que les premiers hommes, homo Habilis, d'il y a plus de
2 millions d'années, se sont établis au Tassili N'Azdjer, autour
de grands lacs aujourd'hui asséchés. Les galets aménagés
de Bordj Tin Kena (est d'Illizi) comptent parmi les plus anciennes traces de
l'innovation humaine. Dès le 100' millénaire, l'Afrique du Nord
est habitée par des homos sapiens ; ils vont inventer et développer
deux techniques d'obtention de modèles et de formes d'outils prédéterminés
: la technique moustérienne, la technique de Levallois. Entre les 45e
et 20e millénaires BP, le Nord de l'Afrique est caractérisé
par une civilisation sur éclats et lames dotées d'un pédoncule.
Ce dernier est particulier aux cultures atériennes.
2. Néolithique : L'événement fondamental
du néolithique est le passage d'un mode de vie de prédation à
une économie de production attestée par la pratique de l'élevage
et de l'agriculture. Les pointes de flèches, haches polies, meules et
molettes, associées à de la céramique constituent l'essentiel
du complexe industriel néolithique.
a. La céramique : S'il est admis depuis longtemps, qu'au
10, millénaire BP le Proche-Orient constituait le centre originel du
passage à une économie de production, aujourd'hui, avec les traces
et vestiges de plus de 11 000 ans BP d'une agriculture dans les massifs centraux
sahariens, nous sommes obligés de reconsidérer le schéma
d'un néolithique importé de la vallée du Nil et à
entrevoir plutôt un sens de propagation inverse.
C'est en effet au Sahara central que des populations, maîtrisant la technique
de la terre cuite, inventent la poterie et façonnent des récipients
servant à transporter, stocker des liquides et des aliments, ayant une
grande résistance au feu, donc pouvant servir à bouillir et cuire
de la nourriture.
b. Art rupestre : Dès le XIIIe millénaire BP,
sur les parois et plafonds des abris ainsi que sur les dalles et planchers à
Oued Djerat, Tin Taghirt, Tin Zoumaitak, Séfar, Idjabaren et Tamadjart,
les hommes préhistoriques ont représenté leur monde en
le gravant et en le peignant à l'ocre, souvent rouge. C'est le mode d'expression
artistique du rupestre lequel se distingue, au Tassili N'Azdjer, par son caractère
narratif.
Les plus anciennes représentations sont attribuées à des
sociétés de chasseurs représentant des scènes de
chasse. Certaines représentations de personnages à «tête
ronde» reflètent une immense variété du détail.
Des bovidés avec une robe bigarrée indiquent une pratique ancienne
de l'élevage. A partir du VIemillénaire BP, l'art rupestre montre
une préférence pour la représentation du cheval. Puis apparaît
le dromadaire, un animal parfaitement adapté à l'aridité
du milieu saharien.
Dès le début de l'histoire, nos aïeuls ont élaboré
des caractères à valeur phonétique, en l'occurrence l'écriture
berbère (ou libyque), d'où le tifinagh. Dès lors, la parole
est à jamais éternisée.
3. Protohistoire : Dès le VI millénaire BP, on
connaît une forte expansion et variété de monuments rituels
et funéraires, Ceux-ci sont constitués de différents types
et formes de structures architecturales tumuli, bazinas, monuments à
enclos. La rareté des traces de structures d'habitat en dur, par opposition
à la richesse, la diversité et la large répartition des
structures rituelles et funéraires en pierres, n'est pas liée
à l'absence d'une culture urbaine et d'une implantation humaine plus
dense et permanente. Elle est plutôt à rapporter à la nature
du rapport entretenu entre le monde du vivant et celui du mort.
La relation aux morts est marquée par une valeur sacrée (respect et en même temps crainte de la mort), le souci de sauvegarder et d'entretenir les morts en construisant des structures funéraires en pierres, relève de cette préoccupation du sacré et du religieux.
ETHNOGRAPHIE
La tente «ehaket» : La tente ou ehaket est l'habitat
de type nomade le plus fréquent. Elle est composée d'un vélum
de cuir en peau de chèvre ou de mouton, soutenu par quatre à six
piquets reliés deux à deux par une traverse, et tendus à
l'extérieur par de petits piquets. La tente est habituellement entourée
à l'intérieur par essaber, une natte de paille servant de paravent,
décorée par des motifs géométriques.
La zériba «ekaber» : Les populations semi?sédentaires
du Tassili N'Azdjer ont adopté et conservé le type d'habitat en
dur appelé zériba ou ekaber. La partie inférieure de la
zériba, de forme circulaire, est érigée en pierres empilées
; la toiture, de forme conique, est réalisée en branchage de tamaris
et de typha.
Le ksar «aghrem» : Comme un peu partout au Sahara,
des constructions fortifiées de type ksar ou Aghrem ont été
bâties au Tassili N'Azdjer. Perché au?dessus de la palmeraie, le
ksar est généralement composé d'une centaine de maisons.
D'une architecture simple, celles-ci comprennent une cour entourée d'une
à cinq chambres menues de petites ouvertures permettant une bonne ventilation
et un éclairage adéquat.
Les costumes : Le costume chez la femme se compose de La robe, akhabai : se présente sous la même forme que takarbast, plus large, conçu sur de la toile et recouvrant amplement le corps. La mantille, tikest ou affer : les femmes ne se voilent pas le visage, elles portent tikest sur la tête et recouvre le buste.
Le costume de l'homme se compose de : la gandoura, takarbast: longue et ample, takarbast est une robe conçu à partir d'une pièce d'étoffe rectangulaire, cousue aux quatre angles avec une ouverture au milieu permettant le passage de la tête. Le pantalon, ekarbay : porté ample et flottant, l'ekarbay est serré au niveau des jambes et tombes sur le coup de pied. Au niveau de la taille, il est tenu à l'aide d'une cordelette en cuir appelée tamanalt. Le voile, tadjelmoust : un turban fait d'une longue étoffe, enroulée autour de la tête et du visage, ne laissant apparaître que les yeux et la nuque.
Les bijoux : Généralement en argent, offrent une grande variété de modèles dont les plus connus sont teneghelt (Croix du Sud), tiraout (Amulette en argent ou cuivre), khoumaisa (Pendentif avec cinq losanges en coquillage), tizaba?ten (boucles d'oreilles), akhreg (bracelet), tissaq (bague).
Les sacs de voyages : Ils sont confectionnés par les femmes sur du cuir de chèvre ou de mouton. Selon leur usage, on peut distinguer deux catégories de sacs : les sacs à menus objets et vêtements ou les sacs à provisions et liquides, utilisés pour le transport des matières nutritives.
Les ustensiles : A l'exception des marmites façonnées en argile, les autres récipients sont fabriqués en bois. Tels que les bols, les assiettes ou également d'autres récipients spéciaux comme akous n'abared qui sert de biberon. De même que essagafi servant d'entonnoir et tahettint utilisée comme bouteille à beurre, fabriquée en peau de boeuf ou dé chameau durci.
Les forgerons : inadhen, s'occupent dans
la société touareg du travail du fer pour la production des outils
d'agriculteurs, le travail de l'argent pour la confection des bijoux et le travail
du bois pour la fabrication des piquets de tente et des ustensiles de cuisine.